Mon cœur gaiment s’éveille Sans nulle autre pareille Chacun de tes mots brille et fleurit Sous un écrin de poésie Ta voix bénit mon âme Qui éloigne mes larmes. Derrière la nuit noire, où l’âme en deuil s’exile Mon mal se mut en un sommeil tranquille. Je contemple le ciel, cette grande urne, adorable et profonde Ou je puise le calme et la sérénité Dans cette soif de vivre où règne la clarté Je rêve d’une vie paisible et féconde...
Dans ses pensées... Les souvenirs de son cœur, Mute en bouquet de fleurs Certains soirs au fond de son lit Ton souvenir côtoie ses nuits Chaque fois rêvant de tes bras Dans l’ombre, elle t’aperçoit. De tes yeux amoureux Elle suit ton jeu Son être est tendu Son souffle suspendu. Elle écoute ta voix Mais ne l’entends pas. Elle respecte ton secret Voulant la protéger. Posé dans un cadre Ta photo l’obsède. Elle sent que tu l’observes Elle reste là fatale Dans son sommeil, tu viens Tu lui tends la main Piégé par l’inertie du silence Son cœur souffre, il se lamente La mélancolie accable son âme Dans...
La missive ... Ce matin, une surprise l’attendait Un bouquet de roses rouges Accompagnait un message Dégageant un agréable effluve Avec délicatesse, elle ouvrit la lettre Observant avec émerveillement La particularité du papier parfumé Quelques lignes d’une belle plume Trôner, écrit l’encre de Chine D’une main frêle et fine Elle se mit à parcourir la missive Les premières lignes semblaient timides Puis au fur et à mesure de la lecture Son cœur se mit à battre la chamade Cet homme rencontré un soir À l’orée du vieux bois Lui écrivait, des mots doux Tout en lui donnant rendez-vous Elle prit les roses...
Le cri du cœur Comment savoir se taire ? Lorsque le mal vous transperce Comment donner à son cœur À nouveau, le gout du bonheur ! Alors, celui-ci devient pierre. Où est donc passée cette eau claire Celle qui jadis bouillonnait en mes veines ! À présent, seul, me submerge le gout du fiel Envahissant mon cœur de mère. Demain sera-t-il trop tard Pour soulager ce mal ? Celui qui me fut affligé Depuis ces jours derniers. Deviendrais-je capable ? De contempler l’espace Apercevoir une étoile Briller au firmament le soir. Puis-je vivre, sans broyer du noir Si cette folie t’enlève à moi ! Comment vivre...
Écoute... Ecoute la rumeur De l'aube naissante Qui chante sous le vent Pour séduire une fleur D’un pas rapide et grave Un nuage matinal Offre à l’horizon nouveau Son rôle le plus beau Entends-tu la pluie Qui joue des claquettes Elle pousse l'oiseau Vers un nouvel abri Sur un tapis de perles de rosée J'écoute le merle chanter Son refrain me fait réaliser Qu'il faut vivre et aimer !
Écrire son roman ! Elle avait commencé ! Mais voilà que ces rêves ont éclaté Un soir, en plein mois de juillet Sous ses pieds, le sol s’est dérobé Elle venait d’être trahie, Par de proches amis. Elle avait confié ses écrits Ils étaient restés longtemps inavoués Troublant son esprit. La pourchassant sans bruit Elle avait appris à corriger ses maux Partant au lit avec son dico Désertant ses amis, elle étudiait La meilleure façon de progresser Mais voilà que tout s’est arrêté En larme, elle s’est effondrée Tout ne fut point perdu Car dans ses mots, elle trouva le salut Aujourd’hui devenue lucide Reconnaissant...
L’homme cherche toujours la cause Se disant, ce n’est pas grand-chose D’où lui vient cette morne attitude Ses grands moments de solitude Celui-ci devrait apprendre à aimer Au lieu de se déchirer L’amour vit en chaque chose Homme ; allons cueillir la rose. En un pardon dit en prose Une nuée de fleurs écloses
Peindre au travers d’un cliché Un chemin usant au pays des rêves. Sur la Voie lactée d’un ciel de trêves Fusion de l’esprit en douces pensées. Ivresse d’un acte résultant au bonheur. S’offrir cette joie assortie de douceur Spéculer sur l’avenir en reniant tous soucis. Le cœur soulagé entre rêves et lyrismes L’esprit errant d’un être soucieux En un rêve nocturne, mais si merveilleux S’ourdir en myriades de jolies pensées S’accrocher à un être ! N’osant plus bougez ! Peur que la magie d'un soir se dissipe Par un claquement de doigts impoli...
Le cœur lourd et fatigué Le cœur lourd et fatigué, Mon visage ne sourit plus. Il est devenu imparfait, Depuis, que je l’ai perdu ! Dans un délire, il s’est éteint Solitaire au petit matin. Je rumine mon chagrin, Depuis ce maudit matin de juin. Comment dépeindre ce calvaire, Fin d’une vie, d’un être cher. Comment faire comprendre, Comme il me manque. Comment continuer à vivre Sans sa présence à mes côtés, Sans ses mots doux, sans son sourire. Ma vie il l’avait transformée, En un vrai conte de fées. Dans ce délire incontrôlé, Je l’aime et ne peux l’oublier. Il ne me reste que nos souvenirs, Qui partage...
Tes mots… Où sont-ils donc ces mots doux, que je n’ose plus lire ? Ils me manquent pourtant, lorsque jaillit la nuit. Je les sens me brûler, à travers mon délire, Ils affaiblissent ma vie, évoluant au ralenti. Dieu qu’il est facile, d’être douce et prodigue. Malgré tout, la peur me fige, m’aspire et me fatigue. Pourtant cette flamme m’attire, telle une eau limpide. M’entraînant vers les ténèbres, afin d’aller mourir. Toutefois, je n’ai qu’une envie, c’est encore de te lire. Avant de disparaître, vers l’antre de l’oubli.