Même... Même si la route est longue Si parfois je doute et je tombe Tous les écrits sur mon passé Virevoltent sur les pages abîmées De ma vie jalonnée d'obstacles Je refuse de réitérer, alors j'efface! Je veux laisser mes pas me guider Vers des horizons inexplorés Vers une lumière plus belle Je veux abandonner la nacelle. Vivre d'amour et de joie Et oublier tous mes tracas Ceux qui ont jonché ma vie La rendant moins belle qu'aujourd'hui... Cadre Manola
Se courbant gentiment Dans un courant d’air frais À la lisière d’un champ Il use de son charme Avec celle du blé Dans ce bruit d’orage D’un beau matin de mai Le long de mon parcours Sur le petit chemin La plante du discours Me tapisser la main Soudain, le vent se calme Retirant les nuages Dans un coin de ciel bleu Avec un son joyeux L’oiseau descend du toit Aux abords du ruisseau Placé sur un roseau Il étanche sa soif Près de vieux pont de bois Qui coule près de moi Cadre Manola
Oui, fatigué, je suis ! Harassée de cette vie ! Faite de contrariétés, de soucis De déceptions en tous genres Dans un monde dénué de sens. La société devient destructrice Elle ne pense qu’à l’argent facile. Usurpant le petit employé Au nom d’une certaine vacuité. Liberté, égalité, fraternité sont des mots fragiles Effigie de personnes irascibles. La vie subsiste monotone Et beaucoup d’entre nous frissonnent. Devant ce manque d’éloquence Tout devient qu’indifférence. Le monde perd la raison Entre litige et suspicion. Parfois, la colère m’égare Dans cette société hilare. Plus de communication Seule...
Mes mots ! L’écriture reste avant toute chose Un produit de mon imagination Même si celle-ci reste une méthode Un moyen sûr d’évasion Avec eux, je réalise mes proses Que je protège avec attention Bien souvent, à eux je m’impose Avec force et distinction J’écris sans la moindre clause Ces phrases, sortant de mes entrailles Défiant ainsi bien des murailles En un clapotis de maux De strophes, je parsème mes pages Subsistante muette à l’écho Seulement, voilà, j’ai l’avantage ! Lesquelles incarnent seulement mes mots Des mots écrits avec force et rage Dans un abysse de maux Tout devient beau et sage...
Dire au revoir à ma peine, En ne pourchassant que de la joie, Me délivrer de mes chaines, Qui me blessent encore parfois ! Dire adieu à mes souffrances, Pour oublier tous mes malheurs, Vivre dans la véhémence, Pour ne vivre que de splendeur. Rejeter le faux du vrai, Ne garder que la beauté, Dissiper l’obscurité, Qui m’obstrue la clarté. Ne préserver que la finesse, D’un lendemain aléatoire, Ne plus entretenir les faiblesses, Qui brisent mon cœur tant de fois ! Abandonner la nuit à ses mystères Oublier toutes ses chimères, N’attendre rien d’autrui, En laissant passer la nuit. Je veux vivre ma passion...
Bien des années se sont écoulées Pour comprendre qu’en réalité La vie reste un grand miroir Où l’on y découvre du noir ! Tout en fouillant dans son cœur Elle vit une petite lueur C’était l’étoile du bonheur Celle qui atténua ses pleurs. Observant de loin le soleil Elle puise en lui la chaleur Celle qui réchauffe son cœur Afin d’y découvrir l’essentiel Vivre d’un amour éternel...
J’ai froid mon amour Je veux vivre près de toi Mon cœur devient bohème Surtout lorsque j’ai de la peine Je m’imagine entre mes bras Pourtant je sais que je ne peux pas Tu brilles de mille feux Dans ce bal des envies. Tu brilles dans mes yeux Dans les rêves de mes nuits. Mon étoile d’amour Sans cesse, ton image me talonne. Mon corps lui frissonne, Je t’imagine dans mon lit. Mes sourires te donnent des ailes Tu oses t’approcher, de ta belle. Pourtant tu aimerais savourer sans retenue Ce Triangle d’or, ma petite vertu. Tu m’imagines sous mes dentelles Alors tu deviens fripon, et moi rebelle J’aime...
Lorsque le corps souffre, on perd nos moyens On se laisse bercer par d’obscurs refrains. La douleur exprime un état de dépendance Las d’attendre, on aimerait mieux comprendre. Cette douleur agite le corps, nous mettant au supplice Ne plus dormir, ne plus parler, juste souffrir. Seul l’espoir résiste, lorsque l’âme plonge Sans effort, nous passons du délire au songe. Durant cette longue agonie, on ne parle de rien On quémande juste un peu d’harmonie, lequel ferait du bien. Garder l’esprit vif même bercer d’abnégations Conserver l’espoir reste la plus belle des prétentions. Comme le poète, épris...
Elle n’écrira plus de mots doux Ils l’entraînent n’importe où ! Elle garde en elle les souvenirs Stigmate d’une période exquise Elle, qui rêvait de belle histoire Elle vient, de s’apercevoir Que ses écrits enchantés Rester éphémère, en réalité Afin que sa vie soit moins accablée De sa plume, elle narrait Des mots d’amour un peu fou Qui s’évanouissait en retour. Puis un jour, elle comprit L’amour fictif s’était enfui. De termes faciles à écrire Elle en garde d’amers souvenirs La vie ne peut être imaginée Comme un miroir enchanté Sachez qu’en réalité L’amour; reste dur à trouver !