La vie Lorsque l’on entrevoit sa vie On en oublie nos rêveries On sanglote, puis on rit On souffre et l’on gémit On brode la nostalgie. Qui revêtit nos vies ! Aux creux de nos mémoires On analyse le désarroi D’une complainte soumise ! À la porte du paradis On comprend alors que la vie, Celle que l’on a choisie Passe dans un soupir. Relatant une vie que l’on n’a sut chérir
L’homme L’homme devient hors la loi Lorsqu'il bafoue les droits Gâchant son propre avenir En négligeant sa survie Ne pensant qu’à combattre Pour des idées insondables Au nom d’une religion Il se gave de conditions Obtiendra-t-il ce qu’il attend Entre vagues et tourments Un jour viendra, Ou l’homme regrettera Les combats futiles et ingrats Trop tard, il se souviendra ! Que le bonheur Ne rime pas avec horreur. Les lois nécessitent un respect Afin de vivre dans le calme et la sérénité Des choix s’imposent à leurs yeux Pour vivre pauvre, mais heureux. Tout reste donc encore possible Seule condition...
L’océan L’océan lui souffle, quelques rimes en un mot Souvent traversée par d’infinis sanglots. Les éclairs sont des cris, que la foudre lui envoie Dès qu’elle cherche en vain un peu d’espoir. Elle capte l’azur, d’une douceur de femme Son cœur le sait aussi bien que son âme. Oublier ses souffrances, voir un seul instant, Elle ne peut y songer, cela reste évident Elle ressasse en un mot ce dont elle a souffert Et dois faire peu de cas de tout ce bleu superbe. De cette grâce où l’ombre en clarté se dissout, En un vaste sourire, s'épanouissant sur tout...
L’ombre du passé Dans l’ombre du passé Vivre pour oublier Nos moments d’aigreurs Intensif ; moment de douleurs. Durant des jours des mois On demeure sans voix Voulant tout délaisser Passé, présent, et avenir Tout repousser et s’enfuir Ne plus voir l’aurore se lever Ni l’aube, se coucher Vouloir oublier son identité Pour oublier son passé Ne plus parler, juste dormir Pour oublier nos supplices. Ne plus oser se libérer Des ombres du passé Fermer les paupières Garder nos mystères Subsistant tel un fardeau Menant droit au tombeau Se laisser emporter par le vent Par de hauts hurlements. Mais, garder...
Le temps… Cela fait bien longtemps Que je n’ai plus écrit ! Était-ce par manque de temps ? Ou bien n’en ai-je plus envie ? C’est d’une main tremblante Devant une page blanche Un air un peu boudeur Je constate avec frayeur L’image insolite et sans voix Celle de mon miroir. Une peau, bien moins lisse Envahie de grosses rides Un teint un peu blafard Sans maquillage ni fard Une chevelure gris argent Parsemé de fils blancs Le temps parcourt son chemin En me donnant la main
Comment faire Lorsque l’envie de vivre nous fuit Lorsque les larmes remplacent les rires Où ? Trouver le courage de survivre. Dans ce grand navire qui chavire Durant des journées entières On ressasse nos misères L’argent reste un problème Il nous suffoque à sa manière Il faut avoir un cœur de pierre Dans ce monde qui exaspère Une patience plus qu’ordinaire Si l’on veut qu’elle soit salutaire
L’exil de l’âme J’aime dormir, c’est vrai et avec allégresse J’accueille en mon lit la nuit avec finesse Le temps défile inexorablement Striant ma chevelure de fil d’argent Je souffre. Mais pourquoi vous dirais-je tout ? Je me donne le droit, de cache en mon âme Silencieuse, l’ombre veut l’âme et non l’étoile Toute cette douleur reste mienne, et non à vous. Combien de temps me reste-t-il à vivre ? Avant de rejoindre l’infini des esprits Dans le deuil de la nuit sans fin, se prolonge Le bruit des profondeurs de l’ombre. Dans le cri de la nuit, du mal, de la douleur Le corps inerte ne garde que le...
COMPLAINTE Les yeux pleins de larmes Je m’adresse à dieu Écoutera-t-il mon desiderata Pour ses gens malheureux Prisonnier de leurs âmes Et de leur corps en flamme Suscitant leurs prières Si souvent meurtrières Pour un monde meilleur Faut-il autant de pleurs De folies partagées Dans un monde de rivalités Prisonniers de leurs idées Sournoises, et mystifiées Ils restent dans le noir Sans s’en apercevoir Faut-il croire en ce monde En cette foi profonde Croyance inopinée Qui détruit la société Ce sont nos enfants Qui trinque trop souvent Seigneur, Dieu de chacun Existes-tu vraiment ? Sollicite tes enfants...
Partir pour oublier Comment faire pour oublier Les mots qui nous ont blessés Comment faire pour ne pas abîmer Ce que l’on appelle amitié Ne pas commettre l’irréparable Envers celui qui nous menace Supporter avec indolence Le cœur meurtri par la souffrance À trop subir, on finit par ne plus comprendre Comment a-t-on fait pour en arriver là Après voir tout donné, amour, amitié, et sentiment Ne plus trouver sa place, dans ce monde ingrat Les sentiments ont disparu, le cœur saigne Avons-nous le droit ; de causer de la peine ? La solution, serait-ce de disparaître ? Vers un monde même imaginaire Partir...
La poésie restera sans nul doute Le refuge des âmes et des cœurs en déroute Du fou ou du poète, les rêves sont truqués. Tu entrouvres les lèvres, et des lettres perlées. S’enroulent dans ma tête, pour mieux se reformer. En mots qui dégringolent, cascade de coroles. Je resterais des heures, à m’abreuver de toi. Vampirisant ton cœur, engloutissant ta voix En rime singulière, tout en restant mystère Apprivoiser ton âme, ça ! Je saurais faire …